Archives de Catégorie: les con-textes

LA GRANDE DÉ-couverte

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Télécharger la version imprimable PDF

Lire la suite

Publicités

Sexe inc.

À l’occasion de la parution de Sexe inc. et pour en célébrer le lancement, vous êtes conviéEs à une discussion suivie d’une petite fête.

Le mardi 7 décembre 2010

À la Casa Obscura, 4381, av. Papineau

18h30 : apéro, petites bouchées    19h : discussion     20h30 : fête de lancement

Sexe inc. est un essai portant sur la question du travail du sexe. Les recherches que j’ai menées pour l’écrire ont révélé qu’il s’agit en quelque sorte, pour vrai, du plus vieux métier du monde, à condition qu’on comprenne que gagner sa vie n’était pas spécialement valorisé, et encore moins en ce qui concerne la prostitution. Les femmes qui la pratiquaient étaient intriquées dans des réseaux hiérarchiques (d’exploitation) et reléguées à la marge de leur société. Quel était le problème? Étudier le lien entre sexe et argent était une manière de le comprendre, et d’ouvrir sur la question de l’intimité-marchandise.

Ce qui nous ramène à la critique du travail et aussi à la manière dont les stéréotypes sexuels servent à faire mousser la valeur ajoutée. Lire la suite

ESSEX


Con-torsionniste:: Manoune

Noune.

Ma noune.  Minoune, minounette, minette, minouche, mouche, chatte, mouille, chatouille, touche à … ma noune.

Je l’aime, ma noune.

C’est la porte de la vie, à l’entrée comme à la sortie.

Tu y plantes une microscopique graine et tu en récoltes un bébé humain : ça, c’est de l’agriculture! Ça, c’est de la fertilité ! Ça, c’est la vie avec un grand V, consumée, écartillée !

Derrière le rideau des lèvres, le canal de mon vagin, convivial, menant à la grotte utérus, ce lieu chimérique où un œuf prend racines et devient mammifère …

Un pénis s’y glisse, comme un corps nu dans un bain chaud mousseux, à la lueur de chandelles …

Quarante semaines après, les lèvres se déploient pour laisser sortir une toute petite tête … à peine sortie que son père l’attrape et la met sur mon ventre … un tout petit animal … plus vulnérable que le petit chaton que fut mon premier bébé …

Je fais quoi ?

Ma noune !

Un peu maganée … un peu plus grrrl qu’avant … une cicatrice, elle en a vu large, elle est plus précieuse, un peu davantage celle qui est prudente avant de se faire fourrer … elle fait plus attention à ce qu’elle souhaite … un peu plus de respect … on n’y pensait pas souvent, demander du reste-paix pour sa noune … un goût nouveau dans la langue, un langage auquel on prend goût …

Ma noune …

Sise aux confluents des pentes de mes cuisses, où mes cuisses se joignent à mon bassin, de chaque côté du tendon, un creux … des creux, ma noune est la con-verge anse …

Être contorsionniste, j’y reposerais ma joue, lovée entre mon ventre et ma cuisse comme dans un oreiller en cuir vivant et chaud … de là, on peut voir ma noune, la boursouflure en bas …

Quand je la taille (son poil, pas ma noune), je peux mieux suivre des doigts la courbe de mes grandes lèvres.  Je parts du haut et je suis la courbe de part et d’autre de ma vulve avec deux doigts qui se rejoignent à la suture puis, je suis les lignes de peau traçant un chemin qui mène à un cratère, mon anus. De l’autre côté, le chemin, devenu vallée humide, continue dans les montagnes et arrive aux abords du désert aride de mon dos. Si on se retourne, les montagnes se sont refermées. Alibaba. On voit la vallée mais plus le chemin ; il vaut mieux continuer …

Si on arrive à traverser mon dos sans s’égarer, sans tomber dans les limbes, on peut apercevoir les homoplates et s’en servir pour s’orienter vers la péninsule de ma nuque … on la traverse pour retrouver ma tête … mes insular-idées …

À l’inverse, et si j’étais contorsionniste, j’aimerais quitter le monde par la base de mon crâne et partir à l’aventure sur mon dos … remonter avec labeur le mont de mes reins … m’enfoncer, craintive, dans la vallée de la sierra … méditer le passage des paysages lunaires … retrouver le sillon jusqu’au carrefour des grands troncs, puis l’étang … rebrousser ses courbes, caresser à l’envers et jusqu’au clitoris : aboutir et s’arrêter là … point. Parce que si à ce point-là dans ton pélerinage, t’as pas compris qu’il faut faire une pause contemplative au clitoris, t’as pas la bonne épistopologie. La forêt noire qui la borde devrait pourtant te donner un signe … attarde-toi donc au pays des elfes … avant que les tribulations viscérales ne t’interpellent … du cerveau au clitoris, manie tout … manitou … ma noune …

Juste à la bonne distance pour y poser, ou reposer, la main. Coucher sa paume sur son mont de

vénus. Il en manque une autre pour l’autre main. Mon corps-fauteuil, corps-coussin, corps-con-fort …

Ma noune … et encore, elle se mange !

Ni du miel, ni de la crème, quelque chose comme du nectar …

Je ne sais pas, je ne suis pas contorsionniste, je n’irai pas voir … je ne peux qu’imaginer, extrapoler du bout des doigts … pas de la langue … à la con-science …

Concentrée … consommée … confite …

Ma noune …

Le con-sentant

Si je vivais seule, je crois que je ne me laverais pas aussi souvent la chatte, car l’odeur corporelle que je me préfère est celle de mon con un peu sale.  Souvent, lorsque la nuit approche et que j‘enlève ma culotte avant d‘aller sous les couvertures, je glisse doucement mon index et mon majeur le long de mes grandes lèvres afin d’en récolter un peu de glaire moite et odorante.  Ensuite, je la masse délicatement entre ces deux mêmes doigts aidés du pouce.  Immanquablement, je les porte à mon nez.

La première effluve est principalement vinaigrée, un peu banale et franchement pas très agréable à mon sens.  Naturellement, ce n’est pas de celle-là dont je veux parler.  Non.  Celle qui m’émoustille, qui ravive mes sens vient plutôt quelques instants après.  Alors j’attends un peu et je porte à nouveau mes doigts enduits de ce pur parfum subtil autant que précieux, à mes nasaux : c’est tout simplement divin.

Un fumet rond, rouge, riche, qui anasthésie  jusqu’à la plus mauvaise des journées.  Un bouquet suave, délectable, et si délicieusement gratuit que j’aurais tord de m’en passer!

Rien de comparable avec la senteur d’un con propre, ça non!  Tellement impersonnelle, celle-là.  Quels doux souvenirs peuvent revenir en mémoire d’une reniflette de con propre?  Quelles pensées sensuelles peuvent éclorent d’une fragrance aussi aseptisée?  Faites le test!  Pour ma part, je crois que le con propre est bien utile dans certaines circonstances.  Par exemple, il jouira de plus grandes faveurs lors du cunnilingus… mais ça, c’est un peu les aléas de la vie à deux…